À propos de Majyn

Eduquer

Qui suis-je ?

Je suis Aërandir, né en 1974. À sept ans, au passage d'une représentante, mes parents achètent l'encyclopédie "tout l'univers" de chez Hachette. Je me rappelle cette dame qui me pose la question: "quel est l'animal le plus grand sur terre ?", de lui répondre: "l'éléphant" et sa réponse: "non, c'est la baleine bleue" en me montrant l'article en question.

Je vais alors lire, arpenter, par curiosité et au fil des références, tous les articles qui suscitaient mon interêt. De l'ADN à la constitution du soleil, en passant par les 206 os du corps humain, les organes, les animaux, les éléments chimiques, etc... Bien entendu, cette encyclopédie était "grand public" et n'allait pas dans les détails techniques. Mais je me rappelle trés bien le bonheur de la lire, la curiosité que cette lecture comblait en même temps qu'elle en suscitait. Aux parents qui lisent ces lignes: donnez à vos enfants ce genre d'ouvrage, répondez à leurs questions sans chercher à "rendre les choses plus simples", n'hésitez pas à aborder les choses complexes en exposant leur complexité. Cela ne fera qu'accroître leur curiosité, leur intérêt et leur motivation à aller plus loin (sans toutefois déflorer les sujets que vous jugerez inopportuns...). Personnellement, je n'ai qu'une chose à dire aux personnes ayant participé à cet ouvrage: merci.

La physique et la chimie

Dans ce contexte, je découvre les cours de physique en classe de sixième (eh oui, à cette époque nous avions des cours de physique dés la sixième...). Bien qu'étant trés moyen en math, je buvais les cours de physique et de biologie de ces premières années de collège et découvris une passion qui n'allait plus jamais me quitter.

Saisissant cette passion pour la physique, mon grand-père m'offrit alors "La physique et la chimie" de Roger Caratini aux éditions Bordas. Ce livre allait tout simplement bouleverser ma vie. Car d'une part, il n'est pas de la vulgarisation, il présente des explications profondes ainsi que toutes les formules et, d'autre part, il nécessite un bagage mathématique qui n'est pas à la portée d'un élève de sixième.

Qu'à cela ne tint. Découvrant qu'un livre sur les mathématiques existait dans la même collection, je demandai à mes parents de l'acheter. Ce dernier n'étant pas plus vulgarisé, il me faudrait quelques années (et de trés nombreuses relectures...) pour finalement parvenir à comprendre. Ainsi, tout au long de mes années collège, je finis par devenir "bon en math et en physique" alors que je ne faisais que commencer ce formidable apprentissage...

Le deuxième jalon survint en troisième, lorsqu'à la fin de l'année, mon professeur de mathématiques M. Durand me prêta le numéro spécial "PI" du petit archimède (une revue mathématique) pour les vacances scolaires.

Le petit archimède numéro spécial PI

Ce livre fut une seconde révélation et nous passames, mon ami Grégoire et moi, tout l'été 1989 à programmer des décimales de PI. À la rentrée 1989, en seconde, M. Durand me donna le livre car il en avait acquis un autre exemplaire (À M. Durand: merci, mille merci, le mien est toujours dans ma bibliothèque et je le consulte encore parfois, en pensant à vous).

La suite est toute vue: je passe mon Bac puis la Fac des sciences à Nancy où je choisis les mathématiques plutôt que la physique malgrés mon professeur M. Rinert qui, apprenant mon choix pour les math, est venu me voir pour me dissuader et me dire "vous êtes fait pour la physique". Mon choix était compliqué, je suis passionné par les deux domaines et nul ne saura jamais ce que ma vie aurait été si j'avais choisi la physique. Mais, à M. Rinert: la physique est toujours restée trés trés chère à mon coeur, et je n'ai jamais cessé d'en faire tout au long de ma vie.

La suite est sans grand intérêt pour justifier de "qui" je suis dans l'élaboration des pages de ce site. J'enseignai les mathématiques quelques mois puis, en 2007, sur une opportunité inhérente à la vie, je partis à Bordeaux pour y être développeur C++. Car dés l'âge de 15 ans, je programmais en Basic, puis en assembleur Z80, puis en Pascal. Jusqu'à ce que mes parents m'offrent un PC (un 386 à 33MHz avec 4Mo de RAM) pour mon Bac, sur lequel j'ai appris le C, l'assembleur x86 puis le C++ dés 1994. Et, désenchanté par le CAPES de mathématiques, je postulai dans une startup Bordelaise pour y faire mon apprentissage du C++ professionnel. Aujourd'hui je suis développeur dans une entreprise lorraine, de retour à mes racines, et je souhaite, par ces pages, transmettre à qui me lira et proposer le contenu que j'aurais aimé lire au cours de mes jeunes années.

Et à propos du site ?

Eh bien, dans mon concept de professeur, ma vocation initiale, je souhaite transmettre. Mais sans argument d'autorité, sans condescendance, sans hiérarchie ou programme imposé, sans à priori sur les lecteurs, bref, sans contrainte sur le style que j'adopterai au moment d'écrire. C'est probablement pour ça qu'il y aura de nombreuses digressions et que le style sera "libre", parfois d'apparence famillier (mais ne vous y trompez pas: chaque mot est soigneusement choisi), parfois pompeux... Mais c'est ainsi que j'écris.

Le mot "vulgarisation" vient du latin vulgaris qui signifie relatif au public, à la foule, aux gens "normaux". Mais sans connotation péjorative. Ainsi, vulgariser signifie rendre accessible à tous. Mais ceci a un prix. S'il fallait toute la rigueur et le vocabulaire, alors ces exposés ne seraient accessibles qu'aux initiés (l'opposé de vulgaris). Il faut donc faire des concessions. Et c'est précisément le choix de ces concessions qui est le plus difficile. Si on en fait trop, nous sommes clairement dans la vulgarisation "classique": pas de terme technique, pas d'équation, pas d'abstraction, pas de philosophie et pas de recul. Et les initiés crieront que c'est approximatif voire faux (et ils auraient bien souvent raison).

C'est pourquoi j'ai décidé d'entrer un peu plus dans les détails, de donner les équations, d'expliquer les abstractions et d'exposer les idées philosophiques sous-jacentes. Car il y a bien de telles idées en arrière plan. Le principe analytique qui consiste à diviser les problèmes en sous-problèmes plus simples, à les résoudre indépendamment, puis à "recoller" les solutions, ne fonctionne que jusqu'à un certain point. L'idée qui consiste à croire qu'un tout n'est que la somme de ses parties est fondamentalement fausse. Quiconque souhaitant comprendre quoi que ce soit en ce monde doit d'abord comprendre que tout est lié et que ce sont ces liens qui constituent la complexité.

En Mathématiques, des liens profonds s'opèrent entre l'algèbre et l'analyse, entre l'algèbre et la géométrie, mais aussi entre l'arithmétique et l'analyse complexe ou bien entre tous ces domaines et la topologie... (si vous ne comprenez pas les ref. ne vous inquiétez pas, nous y viendrons)

Le triptyque (maintenant classique) des Mathématiques, de la physique et de la philosophie est nécessaire pour avoir un minimum de recul sur notre compréhension de l'univers, des problèmes de l'interprétation de la mécanique quantique et d'éventuelles théories futures. Et si l'on ajoute l'informatique théorique, alors cette vision d'ensemble change encore un peu et nous permet de voir le monde encore différemment...